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19.1.07

Barack Obama possible candidat à l'investiture démocrate pour la Maison Blanche


Barack Obama, 45 ans, sénateur de l'Illinois, a annoncé sur son site Web, mardi 16 janvier 2007, qu'il venait de créer un « comité présidentiel exploratoire » en vue de son éventuelle candidature à l'investiture du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de novembre 2008.

L'annonce définitive de son éventuelle candidature – ou de son renoncement – devrait intervenir le 10 février, après trois semaines de consultations menées auprès de personnes d'horizons divers au travers des États-Unis, M. Obama estimant nécessaire « d'écouter et d'en apprendre plus sur les défis que les États-Unis doivent relever, en tant que nation, sur les occasions qui se trouvent devant eux et sur le rôle que devrait jouer une campagne présidentielle pour rassembler le pays ».

Le sénateur ne semble pas se montrer dupe de la réalité de sa popularité, comme pourrait le laisser croire cet extrait du début de son discours : « concourir pour la présidence est une décision profonde – une décision que nul ne devrait prendre sur la seule base de l'engouement des médias ou de son ambition personnelle –, et c'est pourquoi je voulais, avant de m'impliquer avec ma famille dans cette course, être certain de faire le bon choix, pour nous mêmes et, ce qui est primordial, pour le pays »

M. Obama justifie sa décision par le fait que « les décisions prises à Washington au cours des six dernières années, et les problèmes qui ont été ignorés, ont placé le pays dans une situation périlleuse ». Il cite notamment les mutations économiques, qui induisent de profonds changements dans le monde du travail et en matière sociale et souligne que la dépendance envers le pétrole fait courir un risque tant pour la sécurité des États-Unis que celle de la planète entière. Enfin, il rappelle que, selon ses vues, les États-Unis sont toujours « embourbés dans une guerre tragique et coûteuse qui n'aurait jamais dû avoir lieu », faisant ainsi allusion à la guerre d'Irak, déclenchée au printemps 2003, et qui a déjà coûté la vie à plus de 3 000 soldats américains.

Hasard du calendrier ou pas, on a remarqué que Hillary Rodham Clinton, sénatrice de l'État de New York, elle-même donnée comme probable candidate à l'investiture démocrate et considérée comme une des favorites, avait multiplié les interventions médiatiques, dans la journée du mercredi 17 janvier. Certains observateurs ont estimé qu'elle aurait pu, de la sorte, s'efforcer de limiter l'impact médiatique de l'annonce d'une probable candidature de Barack Obama. Quoi qu'il en soit, Mme Clinton n'est pas restée inactive puisque, sans renier son engagement initial en faveur de la guerre en Irak, elle a déposé un projet de loi visant à plafonner l'effectif des troupes américaines stationnées en Irak au niveau atteint le 1er janvier janvier 2007, soit environ 132 000 hommes ce qui, en cas d'adoption par le Congrès, viserait à contraindre le président George W. Bush à renoncer à son plan de renforcement des effectifs de plus de 22 500 soldats. Ce faisant, la sénatrice ferait d'une pierre plusieurs coups : elle s'efforce ainsi de montrer à l'opinion publique américaine qu'elle est bien consciente de l'impopularité de la guerre commencée en 2003, tout en insistant sur son « sens des responsabilités », en ne se prononçant pas pour un retrait rapide des troupes déployées sur le terrain, retrait qui entraînerait probablement pour l'Irak une guerre civile encore plus meurtrière que celle qui s'y déroule actuellement.

Une certaine frange de la droite conservatrice américaine n'hésite pas à penser que la sénatrice Clinton remportera l'investiture démocrate face au jeune sénateur de l'Illinois. Matt Towery par exemple, ancien collaborateur de Newt Gingrich, estime ainsi, dans les colonnes de l'hebdomadaire conservateur Human Events, que le sénateur, par son manque d'expérience face au « vieux routier » de la politique qu'est Hillary Clinton, ne ferait pas le poids d'autant que, selon toute évidence, la sénatrice n'a pas encore déployé toutes ses batteries dans le combat qui s'annonce.

Un rapport relate la vente d'armes à la Chine et à l'Iran

Des pièces d'avions de chasse et autres matériels militaires qui étaient sur le point d'être vendus à l'Iran et à la Chine ont été récupérés par le Pentagone (département de la Défense des États-Unis).

Dans un cas, les enquêteurs fédéraux ont indiqué qu'un Pakistanais achetait des armes aux enchères des surplus militaires du Département de la Défense. Ces armes étaient des pièces de moteur pour les hélicoptères Chinook, que l'U.S. Immigration and Customs Enforcement (organisme luttant les vulnérabilités aux frontières des USA) a dit être construit avec succès en Iran.

Dans un second cas, des pièces de Tomcats ont été achetées à la division du surplus militaire du Département de la Défense. Les agents des douanes confisquèrent ces pièces et les retournèrent, mais on découvrit plus tard que le Département de la Défense les avait revendues à un acheteur suspecté d'être un émissaire de l'Iran. A l'exception des USA, qui a récemment mis à la retraite sa flotte aérienne de Tomcats, l'Iran est le seul pays qui en fait voler.

Durant la seule année 2005, les profits générés par les ventes publiques des surplus militaires par le Pentagone furent de 57 millions USD[1].

Le Pentagone avait relevé des incidents similaires par le passé. En 2003, une entreprise de Camden, State Metal Industries, fut identifié comme ayant revendu des mécanismes de guidage pour missiles air-air AIM-7 Sparrow achetées aux enchères des surplus militaires du Département de la Défense à une entité détenue en partie par le Gouvernement chinois ...