USA-INFOS

Les Etats-Unis tout en infos

29.12.06

Washington essaie de se sortir du bourbier irakien

La guerre en Irak est devenue un véritable casse-tête pour l'administration Bush. Cette dernière a annoncé qu'un contingent supplémentaire de 17 000 à 20 000 hommes pourrait renforcer les forces déjà présentes en dans ce pays. Selon le New York Times, ces soldats seraient déployés dans Bagdad et ses environs. Ce renfort serait opéré, en partie, en différant le départ de plusieurs régiments.

Il reste donc à convaincre les autorités irakiennes mais aussi l'opinion publique américaine, laquelle serait de plus en plus critique vis à vis de cette politique.

Le démocrate John Edwards se lance dans la course pour la présidentielle de novembre 2008


John Edwards, ancien sénateur démocrate de Caroline du Nord et ancien candidat à la vice-présidence des États-Unis lors de l'élection présidentielle de 2004, a annoncé, jeudi 28 décembre 2006, son intention de briguer l'investiture de son parti pour l'élection présidentielle de 2008.

M. Edwards est la troisième personnalité à annoncer son entrée dans la course pour l'investiture démocrate. Il avait été précédé par Tom Vilsack, gouverneur de l'Iowa, qui avait annoncé sa candidature le 9 novembre dernier, et Dennis Kucinich, représentant de l'Ohio, entré dans la course le 11 décembre.

On ne connaît pas encore les intentions de deux autres « poids lourds » démocrates, donnés comme candidats potentiels à la présidence, Barack Obama, sénateur de l'Illinois, et Hillary Rodham Clinton, ancienne « Première dame » et sénatrice de l'État de New York. On ignore également les intentions de John Kerry, sénateur du Massachusetts, auquel la rumeur prête le désir de concourir à nouveau pour la présidence.

M. Edwards a profité de sa visite à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, ville durement frappée, le 29 août 2005, par l'ouragan Katrina, pour confirmer ses intentions dans des entretiens accordés au télévision (notamment pour les réseaux NBC et ABC).

M. Edwards s'est notamment élevé contre ce qui, selon ses vues, serait un déclin des États-Unis, estimant que ceux-ci étaient « une grande lumière pour le reste du monde et que l'Amérique doit redevenir cette grande lumière ». Il a implicitement fustigé la politique de l'administration en Irak en estimant que son pays devait se donner « le maximum de chances de succès en faisant clairement savoir que les États-Unis quitteront l'Irak et n'y resteront pas indéfiniment ».

M. Edwards s'est d'ailleurs livré à un mea culpa en reconnaissant que, lorsqu'il avait voté pour la guerre en Irak durant son mandat de sénateur, cela avait été une erreur. Il réclame désormais un plan de retrait de toutes les troupes américaines d'Irak, devant commencer par un retrait de 40 à 50 000 hommes, une solution politique s'avérant, selon ses vues, le seul remède aux violences actuelles ensanglantant l'Irak.